Partager l'article ! Les anti-antennes ouvrent un nouveau front: Un autre collectif se crée barrière de Toulouse. Hier, les opposants ont interpellé l ...
Après Saint-Jean (un immeuble de la rue Amédée-Saint-Germain) et Caudéran (une résidence), c'est maintenant la barrière de Toulouse qui voit la création d'un collectif contre l'implantation d'une antenne de téléphonie mobile Free. Ce collectif est né vendredi à la résidence Sirius au 6 boulevard Albert 1er.
Sirius, qui compte 78 logements, avait déjà défrayé la chronique au milieu des années 2000 compte-tenu de sa hauteur et de son architecture. Les trois antennes que Free mobile a été autorisé à y installer constituent-elles une nuisance supplémentaire ?
Ecoliers, apprentis, retraités« Les habitants ont découvert le projet par un papier affiché sur une porte de service et c'est le gardien qui a été chargé d'informer les habitants », déplore Marie Bové, élue EELV à la Région.
Celle-ci, accompagnée de quelques représentants des collectifs, était hier devant la mairie pour interpeller les élus avant la réunion du Conseil municipal. Le collectif de Sirius estime qu'il y a incompatibilité entre les antennes et la présence de dix assistantes maternelles dans la résidence, d'une maison de retraite et du Centre de formation des apprentis (CFA) de la Chambre de métiers à proximité.
Jacques Respaud (PS) a cité en plus la présence de l'école maternelle Paul-Antin et de l'école primaire de la Somme vis-à-vis desquelles le projet ne respecterait pas l'arrêté municipal de 2010 fixant à 100 mètres la distance minimale entre les antennes et les écoles.
Interpellé lui aussi par les manifestants, Alain Moga, adjoint au maire pour Bordeaux-Sud, a fait valoir les études contradictoires à propos des effets sur la santé et précisé que Bordeaux respecte sa charte.
Pas de quoi satisfaire les opposants. Le collectif Saint-Germain dénonce la « politique de l'autruche » de la ville avec laquelle il attend depuis le 30 août un rendez-vous promis. Pour Marie Bové, les habitants ne doivent pas faire les frais de « la guerre entre opérateurs ». « La ville de Paris vient d'interdire toute nouvelle antenne, à Montpellier une antenne a dû être démontée suite à un procès, rappelle-t-elle. Il faut qu'Alain Juppé gèle les implantations. »
Michel Monteil
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