Les parcs de la CUB, trop dangereux, resteront fermés au moins plusieurs jours
Publié le 27 Janvier 2009
Au lendemain de la tempête, les différents services compétents, mobilisés par les mairies de chaque commune, commencent à mesurer l'ampleur de la catastrophe. Si des dégâts sont constatés sur l'ensemble de l'agglomération, il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet.
Comme en 1999, quand les vents avaient atteint une force comparable à celle observée le week-end dernier, les parcs et espaces verts ont payé un lourd tribut à la tempête. Compte tenu du danger que représentent les chutes d'arbres, ils sont d'ailleurs fermés et interdits d'accès depuis vendredi et jusqu'à nouvel ordre.
Dizaines d'arbres au tapis
Partout l'on compte des arbres tombés par dizaines. La seule ville de Bordeaux en aurait pour l'instant dénombré plus de 400. Le plus souvent, ils ont été déracinés plutôt qu'arrachés.
Les fortes précipitations la semaine dernière avaient en effet imbibé la terre et les racines de certains arbres, qui n'ont pas eu de prise suffisante dans le sol pour résister à des vents qui auraient atteint les 160 km/h dans la région.
Parmi ceux qui tiennent encore debout, beaucoup n'ont toutefois pas été épargnés. La terre est toujours détrempée et l'hypothèse de nouvelle chute de branches ou de troncs ne peut être écartée avant qu'un contrôle n'ait été effectué et que les arbres menaçants ne soient abattus.
Mais les vérifications attendront. Au vu de l'ampleur de la catastrophe, les espaces verts ne sont pas la priorité des autorités. L'état de la voirie, qui était toujours encombrée hier, et celui des écoles, fermées dans la quasi-totalité des zones sinistrées, sont plus préoccupants. Toutes les forces disponibles ont donc été mobilisées pour faire au plus urgent.
Les parcs de l'agglomération bordelaise resteront donc fermés. Un bilan complet devrait être dressé, commune par commune, d'ici un à deux jours. Celui-ci permettra d'évaluer la quantité de travail indispensable avant leur réouverture et les délais conséquents. Pour l'instant, il semble qu'une quinzaine de jours sera nécessaire pour sécuriser la plupart des sites.
Tous les parcs interdits
Les parcs possédant une clôture peuvent attendre. Leurs grilles resteront closes tant que le problème n'a pas été traité. Les parcs non clos représentent par contre une urgence relative. Des écriteaux ont été installés pour signaler l'interdiction de pénétrer mais beaucoup de badauds ne les remarquent pas ou n'en tiennent pas compte. Les autorités insistent donc sur le danger existant même s'il n'est pas apparent.
Malgré les dégâts constatés au sein du parc de Mussonville, moindres qu'en 1999, la ville de Bègles se félicite de la gestion de ses espaces verts. Grâce à une politique de gestion des arbres repensée depuis dix ans, les dommages ont été restreints.
En effet, l'effort des services techniques de la ville, visant à conserver un équilibre entre individus jeunes et vieux, à permis de limiter la casse.
