Anne Sallenave, militante

Publié le 3 Mars 2009


En dix ans à peine, Anne Sallenave, 39 ans, est devenue la cheville ouvrière du renouveau du quartier populaire Belcier. A proximité de la gare Saint-Jean, Saint-Jean-Belcier fait partie des opérations phares d'aménagement urbain qui vont métamorphoser la ville d'ici à vingt ans.

Et rien n'échappe à Anne Sallenave, ni les projets ni le présent : elle est de tous les conseils de quartier, organise, avec son mari, Daniel, et quelques habitants aussi passionnés qu'elle, des tables rondes entre résidents, élus, architectes et urbanistes. D'origine parisienne, cette quadragénaire a découvert le quartier en 2000 en devenant propriétaire d'une petite maison. Saint-Jean-Belcier, à cette époque, traîne pourtant une sale réputation liée à la prostitution et à la proximité de la gare. Mais l'immobilier y est encore abordable et l'envie de créer du lien social plus fort que tout pour cette ancienne éducatrice spécialisée, aujourd'hui au chômage. "Le contact, c'est son symptôme", s'amuse son mari.

Avec quelques habitants réunis dans l'association L'Atelier des Bains-Douches, elle a convaincu la mairie d'améliorer le seul jardin d'enfants du quartier, de rénover la place centrale dont le projet architectural a été choisi par les habitants. Récemment, elle a mobilisé quatorze familles pour s'équiper en matériel économiseur d'eau et d'énergie. Son nouveau défi : s'impliquer dans les espaces urbains à venir et proposer un écoquartier conçu par et avec les habitants.

Claudia Courtois

Rédigé par jean

Publié dans #Le quartier

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