Un Euratlantique très écologique
Publié le 17 Avril 2009
Alors qu'un grand chamboulement du secteur de la gare Saint-Jean s'annonce dans les années à venir, notamment à cause de l'arrivée de la Ligne grande vitesse (LGV) et du projet de centre d'affaires Euratlantique qui l'accueillera, les élus de la troisième circonscription de Gironde, qui englobe Bègles et les quartiers sud de Bordeaux, tiennent à montrer qu'ils ont leur mot à dire dans les décisions qui vont être prises.
« Je fais partie du comité de pilotage de ce projet, avec le maire de Bordeaux, le président de la CUB et Mme le maire de Floirac », a rappelé Noël Mamère, mercredi soir, à l'occasion de la reprise des cafés citoyens. Une quarantaine de résidants concernés se sont retrouvés dans la soirée au café-restaurant Banlieue Sud, rue Carle-Vernet, autour du thème « Quel avenir pour nos quartiers ? »
Contre l'étalement urbain
Le député de la 3e circonscription et maire de Bègles, entouré de ses collaborateurs, a néanmoins recadré le débat sur l'urbanisme et les transports dès le commencement en reformulant la question : « Comment éviter l'étalement urbain ? » Les présentations se sont donc orientées vers le mode de vie souhaité, qui déterminera le cadre de vie à bâtir.
« L'arrivée de la LGV, qui placera la gare à deux heures de Paris, va déplacer le centre de gravité de la ville vers le sud et créer un élan pour nos quartiers », a annoncé Isabelle Boudineau, première adjointe à la mairie de Bègles, en charge de la planification. Il s'agit là principalement des quartiers de Saint-Jean, Belcier et Terres-Neuves.
La maire-adjointe béglaise a avancé plusieurs idées pour développer le secteur de manière intelligente plutôt que lucrative, en étudiant pour chaque projet les moyens de transport qui le desserviront.
Privilégier les transports doux
L'étude des moyens d'accès aux pôles d'attraction dont la zone est en train de se doter - gare LGV, Euratlantique, ZAC de Floirac - devra privilégier largement les transports doux, quitte à pénaliser les voitures pour modifier les comportements.
Les transports en commun pour accéder à la gare doivent être « encouragés » au détriment des grands axes routiers. « Bègles pourrait être l'entrée de Bordeaux », estime Noël Mamère, qui souhaiterait que la dernière section de la rocade menant à Bordeaux devienne une rue classique, accessible aux piétons et aux vélos.
Anne Sallenave, de l'association Bains douches, a expliqué comment un écoquartier a pour but de renforcer le lien social entre ses habitants en prenant l'exemple de Belcier, qui pourrait suivre cette voie.
L'architecte Michel Cantal-Dupart a émis l'idée que la gare de Bordeaux pourrait à l'avenir être plus ouverte vers la Garonne et devenir ainsi une entrée « très chic » de la ville. Il a manifesté les doutes que lui inspire la constitution d'Euratlantique en un centre d'affaires principalement.
« La gare doit d'abord être un centre de vie, pas un centre d'affaires », a conclu Noël Mamère.
