En route pour le classement
Publié le 3 Juillet 2009
La passerelle Saint-Jean inscrite sur la liste des monuments historiques : la nouvelle (révélée dans notre édition d'hier) suscite des réactions. Globalement positives, beaucoup souhaitant maintenant que la reconnaissance de la valeur patrimoniale de l'ouvrage soit encore plus effective, autant dire un classement.
« Ce n'est pas une obligation puisque l'inscription suffit pour sauver la passerelle mais le classement est important pour l'attribution de crédits d'État. Pour un monument historique, les aides sont d'un tout autre niveau », souligne Dominique Ducassou, adjoint au maire de Bordeaux chargé de la culture et de la protection du patrimoine.
L'élu dit avoir rencontré cette semaine Alain Rieu, le conservateur en chef des monuments historiques pour faire le point du dossier et évoquer justement ce possible « couronnement. »
Un transfert rapide
La procédure pourrait être très vite engagée selon lui. Même dans le meilleur des cas, ce ne serait pas avant le mois de septembre. Le 2, au demeurant, date à laquelle doit se réunir la commission régionale du patrimoine et des sites.
La demande de classement pourrait être présentée ce jour-là, adoptée et transmise dans la foulée à Paris, la décision finale revenant, en phase finale, au ministère de la Culture. La passerelle pourrait être ainsi classée avant la fin de l'année. Ce qui risque d'aller très vite aussi c'est le transfert de propriété. Réseau Ferré de France qui se plaint d'avoir déjà dépensé beaucoup d'argent sur cet ouvrage, souhaite s'en débarrasser au plus tôt. La Ville de Bordeaux et les autres collectivités devront donc rapidement se prononcer sur ce transfert.
« Le sujet a été effleuré lors de la dernière réunion de la CUB, il va inévitablement revenir à l'ordre du jour et il faudra prendre des décisions », confirme Dominique Duccassou. Rien de possible jusque-là car les résultats des expertises et études réalisées sur l'état de la passerelle ne sont pas officiellement connues. « J'ai posé la question. L'étude est en voie d'achèvement, note Dominique Ducassou. La Drac promet d'envoyer les conclusions dans les tout prochains jours. » Comme bon nombre de Bordelais, l'élu chargé du patrimoine, en connaît bien sûr déjà les grandes lignes. Elles montrent que la passerelle n'est pas chancelante et peut connaître une seconde vie avec une dépense de l'ordre de 8 à 10 millions d'euros au lieu des 20 annoncés il y a un an.
Pour devenir quoi ? « Je pense que tout a été dit, répond ici Dominique Ducassou. Où elle est située, comme elle est conçue, on ne peut pas envisager n'importe quel usage. Ça ne peut qu'être une voie de liaison douce. »
